Extraits de la synthèse de la Conférence
de Luxembourg
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le commerce international demeure, à de rares exceptions près, l'apanage
des hommes, on observe que les femmes chefs d'entreprises déploient
des trésors d'énergie pour s'organiser et se développer. C'était
l'objectif du forum francophone des femmes entrepreneurs de l'Océan
Indien, organisé pour la première fois en avril 1999, avec l'aide
de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie. En juillet
1999, une réunion de femmes d'affaires africaines et asiatiques
s'est déroulée à Bujumbura. Quelques jours plus tard, à Ouagadougou,
un séminaire réunissait des femmes chefs d'entreprises d'une douzaine
de pays francophones. Au niveau national, les Africaines ont formé
depuis longtemps des associations d'entraide et d'information, comme
au Cameroun, au Mali ou au Sénégal. Depuis quelques années les femmes
d'affaires du monde arabe elles aussi s'organisent. L'exemple le
plus récent est le lancement en septembre 1999, au Caire, du " Conseil
économique des femmes d'affaires du monde arabe ".
Cette nécessité d'encourager les femmes à créer des entreprises
n'est d'ailleurs pas uniquement le fait des pays en voie de développement.
On observe que dans les pays industrialisés, les femmes sont moins
nombreuses que les hommes à la tête d'entreprises, et des dispositifs
de soutien commencent à se mettre en place, comme au Québec.
La part grandissante des femmes dans la formation
du revenu national devrait inciter les responsables politiques à
s'engager plus activement pour aider les femmes chefs d'entreprises.
Actuellement, le partenariat avec les organismes de micro-financement
devient chose courante. Les ONG et les grandes organisations internationales
(PNUD, CNUCED, FAO, UNIFEM) soutiennent déjà l'entreprenariat féminin.
Cependant, si dans la plupart des pays de la Francophonie des efforts
accrus se sont développés pour permettre aux femmes de participer
aux campagnes d'alphabétisation, le problème clé reste, pour les
femmes de 20 ans et plus, le manque de temps pour être disponibles
afin de participer à de telles campagnes. Ce point de départ (école
et alphabétisation) doit être rappelé comme élément " numéro un
" des politiques à mener en Francophonie.
Comme le souligne Anne-Marie Lizin (Sénatrice belge, experte auprès
de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie) dans son rapport,
" un Développement Durable et une croissance économique à la fois
soutenue et durable ne seront possibles que si l'on met à contribution
toutes les compétences humaines et donc aussi les compétences féminines.
De plus, le Développement Durable doit s'appuyer sur un développement
social équitable qui donne aux pauvres et plus particulièrement
aux femmes pauvres, les moyens d'exploiter rationnellement les ressources
naturelles. Il conviendrait d'accroître la capacité de production
des femmes puisqu'il a été démontré qu'elles participent à la vie
économique et à la lutte contre la pauvreté par leurs activités
domestiques, communautaires et professionnelles rémunérées et non
rémunérées, en leur donnant accès au capital, aux ressources, au
crédit, à la terre, à la technologie et à la formation afin qu'elles
puissent gagner plus d'argent et améliorer la nutrition, l'éducation,
les soins de santé et leur propre condition au sein de la famille
".