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entement mais sûrement, les sphères
de pouvoir se féminisent. Des preuves ? Tita Zeïtoun,
dont l'association Action de Femme a précisément pour
objet de promouvoir la présence féminine dans les conseils
d'administration, tient ses comptes : " Une femme supplémentaire
au CA de Vivendi l'an dernier, trois chez Bull ... ". C'est peu,
mais c'est déjà une tendance. Madame Zeïtoun n'a-t-elle
pas été contactée par Schlumberger ? Un cas intéressant,
Schlumberger. C'est ce que l'on appelle, à l'intérieur
même de l'entreprise, une " boîte d'ingénieurs
". Cette qualification demeurant l'apanage des hommes, le sexe
prétendu faible y est traditionnellement rare, sinon suspect.
" Face à la montée d'une femme, il n'est pas rare
que les hommes disent qu'on l'a mise là pour faire bien ",
dit un ancien de la maison. Mais, malgré les quolibets et les
on-dit de cafétéria, le pli est pris. Chez " Schlum
", les femmes représentaient 6 % des cadres en 1994. Elles
sont aujourd'hui 11,5 %, près du double. Ainsi se constitue
un vivier dans lequel la direction puise pour diversifier son management.
L'État premier misogyne de France
Répartition des 537 femmes de la haute fonction publique
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